Recy-Verre

Printemps 2000 | Table des matières

Selon
Doug
Les délateurs des déchets municipaux --
légende sur la concurrence ou schizophrénie?

Les Canadiens ont une chose en commun : ils ne veulent pas de leurs vidanges. Que ce soit l'emballage d'un produit acheté ou les journaux de la veille, lorsque c'est devenu un déchet, nous voulons nous en débarrasser au plus vite. Et pourtant, nous avons une certaine réticence à divulguer ce que nous avons et la nature exacte.

Pourquoi tant hésiter à révéler ce que cachent nos déchets? Notre subconscient nous fait-il imaginer que si nous gardons secrète la nature de nos déchets, cela les rendra mystérieux et par le fait même leur conférera une valeur accrue? Y a-t-il un avantage concurrentiel pour notre municipalité si l'information n'est pas dévoilée? Quelqu'un paiera-t-il davantage pour le « privilège » de garder le mystère sur nos déchets? Je ne le crois pas. La réalité écologique est toute autre : le fait de simplement « jeter » quelque chose aux vidanges n'existe pas et du point de vue financier, le détournement et la cueillette des ordures est un service offert aux particuliers.

Au début des années 90, la découverte des choses enterrées, depuis un bon moment, par l'archéologue Bill Rathje a capté l'attention des médias. Il a démontré jusqu'à quel point nous exposons nos vies par la simple action de « disposer ». Le rêve de tout archéologue est de découvrir un tertre ou dépotoir - dépressions naturelles du terrain remplies des rejets d'une société ancienne.

Les déchets peuvent tant nous révéler sur une société - jusqu'à nous faire apparaître des images d'une culture, le niveau de sophistication d'une société et présenter un profil matériel de la technologie utilisée. Visitez les dépotoirs d'aujourd'hui et vous y découvrirez de vieilles factures portant des numéros de compte ou des lettres d'amour, mises au rebut.

Ce « revers » peut tellement nous en révéler sur le comportement humain d'une société. Alors qu'avons-nous à cacher? La route des ordures dévoilera-t-elle que les Canadiens ont des personnalités multiples? Que nous enfouissons des trésors?

Je reconnais que la préoccupation pour une uniformisation puisse faire baisser les chiffres, qui peuvent être tout aussi imposants que la diversité de notre relief géographique sur la description de nos déchets. Toutefois, en prenant en considération toutes les positions et en y ajoutant une certaine honnêteté intellectuelle ainsi qu'une pincée de dévouement, nous pourrons peut-être développer un système de compte-rendu qui fera faire des pas de géant à nos efforts pour un avenir durable. Il serait malheureux si les efforts déployés pour en arriver à des concepts sur la gestion des déchets et à des définitions étaient gaspillés. Sans le futur, l'histoire ne peut exister.

Doug Symington représente les intérêts de Consumers Glass au sein des affaires publiques.
On peut le rejoindre au (905) 892-9212, par télécopieur au (905) 892-9213
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